Mise en fourrière

 
panneau fourrieres

La mise en fourrière d'un véhicule peut être décidée afin de préserver : 

  •  la sécurité des usagers de la route,
  •  la tranquillité et l'hygiène publiques,
  •  l'esthétique des sites et paysages classés,
  •  le bon état de la voirie.

 

1) Cas de mise en fourrière

Un véhicule peut être mis en fourrière :

  •  en cas d'entrave à la circulation, 
  •  pour stationnement irrégulier, gênant, abusif ou dangereux,
  •  pour défaut de présentation aux contrôles techniques ou de non-exécution des réparations prescrites,
  •  pour infraction à la protection des sites et paysages classés,
  •  en cas de circulation dans les espaces naturels,
  •  si l'infraction qui avait motivé l'immobilisation du véhicule n'a pas cessé dans les 48 heures suivantes.

 2) Décision de mise en fourrière

Dans tous les cas, la mise en fourrière d'un véhicule peut être ordonnée :

  •  par un officier de police judiciaire ou un agent de police judiciaire adjoint (police nationale ou municipale, gendarmerie),
  •  par le maire ou, à Paris, par le Préfet de police en cas d'infraction à la protection des sites et des paysages classés.

Attention : seul l'officier de police judiciaire est compétent lorsque le véhicule a été volé et/ou que son propriétaire n'a pu être identifié et/ou lorsqu'il est muni de fausses plaques.

 3) Vérification avant mise en fourrière

Toute prescription de mise en fourrière est précédée d'une vérification permettant de savoir si le véhicule a été volé. Si tel est le cas, le propriétaire et son assureur sont immédiatement informés de la découverte du véhicule, qui est mis en fourrière à titre conservatoire. 

4) Formalités requises pour la mise en fourrière

L'officier de police judiciaire, ou l'agent de police judiciaire adjoint (chef de la police municipale), ou l'agent placé sous leur autorité :

  •  désigne la fourrière dans laquelle est transféré le véhicule,
  •  dresse, si possible contradictoirement en présence du propriétaire ou du conducteur du véhicule et du préposé à l'enlèvement, un état sommaire du véhicule au moyen d'une fiche descriptive,
  •  remet à ce propriétaire ou ce conducteur, s'il est présent, un double de la fiche relative à l'état du véhicule,
  •  relate sur le procès verbal de constatation ou le rapport les motifs de la mise en fourrière,
  •  informe l'autorité dont relève la fourrière dans les plus brefs délais (le préfet, ou le président de conseil général etc...). Il y fait mention du retrait provisoire du certificat d'immatriculation et de l'heure d'appel du véhicule d'enlèvement.

 5) Peines en cas d'entrave à la mise en fourrière du véhicule

Le fait, pour tout conducteur d'un véhicule, de faire obstacle à la mise en fourrière de celui-ci est puni de :

  •  3 mois d'emprisonnement,
  •  et  3 750 €  d'amende.

Des peines complémentaires peuvent être prononcées.